Eau : peut mieux faire, malgré des avancées notables
Eau : peut mieux faire, malgré des avancées notables
LA GESTION DU DOMAINE PUBLIC HYDRAULIQUE (DPH) EST LOIN D’ÊTRE EXEMPLAIRE. C’EST CE QU’ONT DÉMONTRÉ LES MAGISTRATS DE LA COUR DES COMPTES À L’ISSUE D’UNE MISSION DE CONTRÔLE DU DPH PORTANT SUR LA PÉRIODE 2012-2017 ET DONT LES RÉSULTATS FIGURAIENT DANS LE RAPPORT PUBLIÉ RÉCEMMENT.

En effet, l’institution a relevé plusieurs défaillances à corriger d’urgence, vu le stress hydrique qui touche le Maroc. Maîtrise incomplète du patrimoine, multiplicité des intervenants pour sa délimitation, insuffisance des mesures de protection des ouvrages de prélèvement d’eaux destinées à l’alimentation humaine…

L’institution recommande l’élaboration d’un cadre réglementaire facilitant la délimitation et la sécurisation du DPH ainsi que plusieurs mesures correctives. Autres défaillances, celles relatives à l’utilisation et l’exploitation malgré les avancées notables dans le domaine de l’eau.
A ce sujet, la Cour des comptes a fait état d’un certain vide juridique permettant d’appliquer la loi sur l’eau, notamment les conditions et les modalités d’établissement des contrats de nappes phréatiques, celles ayant trait à l’octroi des autorisations et des concessions d’exploitation du DPH et le recouvrement des redevances des différents usages du DPH. Elle recommande l’élaboration des plans locaux de gestion de l’eau et l’adoption des PDAIR (plan directeur d’aménagement intégré des ressources en eau), qui permettent de rationaliser l’exploitation du DPH.

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